Mallory voué à l\'exil l\'enfermement

Chambre d'isolement, attachée au lit, neuroleptiques, interdit de voir la famille

Ma maladie a commencé en 1999, je suis tombée dans l’anorexie, j’ai du être hospitalisée rapidement (je pesais 36 kilos) dans une unité pédiatrique.


Au bout d’un mois et demi je suis partie en pédopsychiatrie : l’horreur a commencée ; tentatives de suicide, automutilations, le diagnostic de mon médecin a été : psychose infantile.


Par ailleurs le collège ou j’étais a refusé de me reprendre.


Cette nouvelle a été terrible, qu’avais-je fait ? je me sentais rejetée et cela a aggravé mon état.

Durant cette hospitalisation j’ai rencontré des enfants dont les parents, totalement démunis, sans informations ni conseils pour les aider, pour les décharger de leur culpabilité et de leur immense souffrance ; ces enfants, ces parents je ne les oublierai jamais...

 

Quant à la suite de mon parcours, je suis allée dans deux cliniques pour adolescents mais je me mettais trop en danger pour eux : j'ai été hospitalisée à seulement 16 ans dans l’enfer de la psychiatrie adulte.

 

Eux, ils ne prennent pas de gants : j’ai été attachée sur un lit, dans une chambre d’isolement avec des piqures de neuroleptiques chaque jour, et surtout sans avoir le droit de communiquer avec mes parents.

Ils ont fini par me détacher deux mois plus tard, car je me laissais mourir de faim et de soif.

 

Un-monde-sans-fous-1.jpg


Je suis sortie de l’hôpital psychiatrique en 2008.

 

Je suis suivie dans un Centre Médico Psychologique et c’est la psychiatre qui me suis maintenant qui a détecté un « état limite » (Borderline) et des troubles de l’humeur qui engendrent chez moi un trouble de la personnalité. Depuis 2009, j’ai un appartement, et j’essaie de vivre, de rattraper le temps perdu ; ce n’est pas évident.



18/08/2013
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